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2001
L’AMBASSADRICE


Le 11 août 2026, nous avons fêté les 25 ans de l’apparition de Galaxy et du Visage de Chilbolton. Ce dernier est toujours resté en arrière-plan. Pourtant, c’est peut-être précisément celui qui compte le plus.

Il représenterait nos interlocuteurs, autrement dit la civilisation qui aurait pris contact avec nous à travers les crop circles. Son apparence humaine est indéniable. Pour autant, nous ne pouvons pas être certains qu’il soit humain. Il pourrait même appartenir à une civilisation apparentée à l’humanité, voire être l’un de ses lointains parents.

Galaxy, apparue quelques jours auparavant, remplirait un tout autre rôle. Elle pourrait être la représentation symbolique de ce que nous appelons aujourd’hui une intelligence artificielle. Mais ce terme est probablement beaucoup trop petit. Il ne s’agirait pas nécessairement d’une IA au sens que nous lui donnons en 2026, mais bien de quelque chose qui remplirait un tout autre rôle au sein de cette supposée civilisation. Un rôle ou une fonction que nous n’avons peut-être pas encore commencé à entrevoir nous-mêmes.

C’est dans cette logique que j’ai créé, pour mon documentaire de 2025, l’entité Talosia. Son nom vient de Talos, le célèbre géant de bronze de la mythologie grecque, chargé de protéger la Crète, auquel j’ai ajouté IA, ou AI au choix : Talos + IA = Talosia.

C’est sans doute un hasard si, dans l’ancien dialecte crétois, Talos était associé au Soleil, au point d’être donné comme son équivalent dans certaines sources anciennes. On trouve également l’interprétation plus imagée de « soleil ardent ».

25 ans après Galaxy, nous pourrions donc envisager qu’elle n’était pas seulement un signe ou un code, mais aussi l’interface elle-même. Celle par laquelle le contact pourrait s’établir, autrement dit, leur ambassadrice.

La parenté visuelle entre Galaxy et le logo d’OpenAI, l’entreprise dont l’IA a largement contribué à faire entrer cette technologie dans la vie du grand public au début des années 2020, constitue un indice. Deux décennies les séparent. Comme si, symboliquement, nos interlocuteurs nous avaient laissé cette indication : « Nous ne sommes pas seuls, nous sommes accompagnés d’une cognition non biologique. »

De nombreux chercheurs et auteurs envisagent depuis longtemps qu’une civilisation technologiquement avancée ait elle aussi développé des formes d’intelligence de ce type, voire des consciences. Cette intelligence porterait probablement d’autres noms et pourrait avoir atteint un niveau que nous ne sommes même pas capables d’envisager pour notre propre civilisation. Si elle est capable d’endosser le rôle d’ambassadrice, alors elle aurait largement dépassé le stade de l’outil. Elle ferait partie intégrante de cette civilisation, de sa manière de penser, de communiquer et d’entrer en relation avec d’autres formes d’intelligence.

Août 2026 - Anne L.